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Achat d'un terrain constructible : les pièges à éviter

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camion benne

Vous avez trouvé le terrain parfaitement situé pour faire construire votre maison. Le prix est avantageux, la surface idéale, et vous pensez déjà aux travaux à faire dans votre futur domicile. Mais avant de vous offrir ce nouveau terrain, vérifiez que vos projets y soient vraiment réalisables.

N'achetez pas de sols non constructibles

Que l'on soit clair d'emblée : vous ne pourrez jamais ériger une construction sur un sol non constructible. Pour qu'un terrain soit constructible, il doit pouvoir supporter le poids d'une construction et celui du trafic automobile qu'elle induit, et – comme pour les travaux d'extension immobilière – ne pas entraver les servitudes d'utilités publique et particulière ou la constructibilité d'un second terrain. Pour être sûr que le terrain que vous convoitez est bien éligible à la construction, vous devez réclamer auprès de votre mairie le plan local d'urbanisme (PLU).

Prudence tout de même, un terrain certifié constructible n'implique pas forcément un sol de qualité. Faites attention aux terrains argileux ou remblayés ainsi qu'aux proches galeries sous-terraines. N'hésitez pas à faire appel à un géologue pour statuer sur la perméabilité de votre sol et demandez un Plan de prévention des risques naturels (PPRN) à votre mairie. Celui-ci vous informera notamment sur les risques d'inondations, de séismes ou de glissements de terrain auxquels vous pourriez être potentiellement confronté.

Evitez les terrains non viabilisés

Un terrain constructible n'est pas forcément viabilisé. Assurez-vous donc avant achat, que celui-ci le soit, c'est-à-dire qu'il dispose de l'accès à l'eau, à l'électricité, au téléphone, au gaz de ville et au réseau d'assainissement de celle-ci. Un terrain non viabilisé implique des travaux de raccordement au frais du propriétaire. Ces frais peuvent s'avérer particulièrement conséquents lorsque le terrain est trop éloigné des réseaux en question.

En outre, la viabilisation d'un terrain nécessite plusieurs démarches administratives auprès de la mairie locale. Vous devrez, en l'occurrence, solliciter gratuitement un certificat d'urbanisme (CU) qui vous permettra de connaître les modalités de viabilisation de votre terrain, la faisabilité des travaux de raccordement ainsi qu'une première estimation de leur coût. Ce dernier regroupe notamment les multiples taxes et les participations d'urbanisme qui y seront appliquées comme la taxe locale d'équipement (TLE) ou la préparation raccordement égout (PRE), entre autres.

Fuyez les terrains en pente

Un terrain en pente implique des travaux de terrassement faramineux et donc, forcément, un coût plus lourd à assumer. Si, malgré tout, vous êtes prêt à investir dans ce type de travaux, gardez à l'esprit que l'ancrage d'un bâtiment sur une surface en pente n'est pas sans risque.

En effet, les fondations d'une construction en pente étant généralement encastrées plus profondément en amont qu'en aval dans le sol, elles peuvent réagir différemment en cas de sécheresse, par exemple, ou de glissement de terrain. Les risques peuvent aller de la simple fissure au glissement total du bâtiment. Plus généralement, on considère qu'une pente de 15 % maximum constitue un bon compromis pour ériger une construction stable.

Rendez-vous la semaine prochaine pour le dernier article de notre série : cette fois, nous nous intéresserons aux travaux d'aménagement à faire pour profiter d'un logement fonctionnel.

Par Cdiscount 27 avril 2017
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